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Villa Olga


Chroniques de nos aventures

De l’aventure des textes …
… à l’aventure de scènes ouvertes sur le monde !

Rabelais dans les cathédrales de Bacchus

Avec ce spectacle, créé en 1994, nous abordons de front une langue luxuriante, excessive. En toute fidélité mais aussi en toute liberté, au son d’un accordéon.
Extraits de Gargantua, de Pantagruel, du Tiers et du Quart Livre, les textes ont été adaptés par François Bon. Ils invitent au voyage en pays de Rabelais, guidé par des personnages qui, tout en faisant partager leur jubilation poétique, révèlent la dimension subversive de l’oeuvre. Le rire est une force de dénonciation, l’ivresse, un refus du mensonge.
Rabelais dans les cathédrales de Bacchus a été joué en 1997 et 98 (au total 10 représentations) devant la maison natale de Rabelais, près de Chinon, avec le soutien du Conseil général d’Indre-et-Loire. La langue gouleyante du XVIème siècle y trouvait bien sûr un écho particulier.
Le spectacle prend cependant toute sa dynamique ... dans les caves coopératives, comme le titre l’indique. La configuration des lieux, leur acoustique, leur «ambiance» enfin font de chaque représentation une première.
Ce ne sont plus des comédiens sûrs d’eux-mêmes et de leurs moyens qui accueillent le public au théâtre, mais des vignerons et des villageois qui reçoivent des comédiens dans un lieu familier. La complicité, immédiate, naît de cette prise de risques assumée.


Marguerite

Créé en 1996, explore une langue toute différente. Point de départ : le récit autobiographique de Marguerite Meyer. Portrait d’une femme simple, notre contemporaine, une femme de coeur. Gitane, courageuse, fière.
Le spectacle invite le public à s’approprier progressivement, à la suite de Marguerite, une parole, une mémoire, un destin. La poésie naît de la spontanéité d’une langue très concrète, savoureuse, méridionale.
Le théâtre devient le lieu de transmission d’une parole singulière, écrin éphémère d’une langue sortie de l’ombre, miroir imaginaire de nos existences possibles.

Dit d’Alleuze

Invitée à mettre en scène, en 1998, la quatrième édition du Dit d’Alleuze, près de Saint-Flour, Myriam François relève avec bonheur le défi : l’aventure du texte devient celle du lieu. Ne s’agit-il pas en effet d’évoquer, sur le site même d’Alleuze, l’histoire de ce village, les habitants assurant eux-mêmes la préparation du spectacle, dûment encadrés par des professionnels.

Loto de la familha Savaloté

Imaginé et créé en 1996 par A.R.T Compagnie, ce spectacle a été retenu, en 1998, dans le cadre de l’itinéraire régional de théâtre en Languedoc-Roussillon.
Une belle occasion de découvrir, au fil d’une trentaine de représentations, les multiples visages d’un public prompt en à entrer dans le jeu ... d’un loto qui se moque de lui-même ! Refrains connus de tous, occitan et français étroitement mêlés, rires, improvisations ... Ici le public, tout en jouant vraiment au loto, compose son propre spectacle. L’aventure est collective, les comédiens catalysant la fantaisie et le burlesque d’une situation pourtant anodine : qui n’a jamais joué au loto, un dimanche après-midi ?


Les contes drolatiques

Suite à la proposition du Conseil Général d’Indre-et-Loire de créer à Chinon, en juin 99, un spectacle à l’occasion du bicentenaire de la naissance de Balzac, nous avons choisi d’adapter au théâtre les Contes drôlatiques..
Des contes imprégnés de la verve rabelaisienne, tissés de néologismes, de périphrases, de métaphores... Balzac s’y avance masqué : sous le couvert burlesque d’une galerie de portraits, il transgresse joyeusement les tabous politiques et religieux de son temps, tout comme il transgresse la langue française.
A.R.T Compagnie mêle sa faconde méditerranéenne aux accents de l’ancien français, dans une mise en scène qui s’apparente au théâtre de tréteaux.
Le spectacle, joué à Chinon et Vendôme, a été également présenté dans plusieurs villes du Languedoc-Roussillon : Montpellier, Gruissan, Vauvert, Lodève, Florac.


Grain de sel

Créé en août 1999, pour trois représentations, sur le site même des Salins de Gruissan, Grain de sel, écrit par Seda, évoque la vie d’une famille de sauniers, au milieu des années cinquante.
Les acteurs jouent à même un plateau de sel. Anne Thouzellier, metteur en scène, révèle ainsi d’emblée l’importance, pour les hommes qui l’habitent et le font vivre, de ce paysage naturel. Il rythme leur vie et inspire leurs rêves d’avenir. Comment s’étonner alors que le soleil, le vent, la pluie s’incarnent, tour à tour, sur scène ? Véritables puissances tutélaires, ces personnages oniriques sont les vrais maîtres du jeu !
C’est ainsi que la poésie du quotidien donne voix aux légendes du sel, tout en conviant le public à la découverte de la faune et de la flore des Salins.
Devant le succès rencontré par le spectacle, une reprise a eu lieu en août 2000, sur le même site, pour trois nouvelles représentations.


Dançaria sus l’aiga

Réalisé en 2000 dans le cadre d’un Projet Pédagogique Académique et destiné à un public de lycéens et de collégiens étudiant la langue occitane, Dançaria sus l’aiga (Elle danserait sur l’eau) est une adaptation - signée Myriam François et Anne Thouzellier – d’un conte de l’écrivain nîmois Jordi Gros.
A l’époque romaine, une jeune fille, Ritoune, danse sur les eaux de la « Font de Nîmes », pour l’amour du beau Mithros … Deux mille ans plus tard, lors d’une Féria, la jeune Delphine s’élance à son tour sur la digue du jardin de la Fontaine. Elle fait un faux pas …
ART Compagnie propose une interprétation très contemporaine de cette histoire merveilleuse et tendre, où les hommes, les bêtes et les dieux échangent leurs formes et leurs noms. Dans un décor recréant un univers aquatique, magique, une conteuse est entourée d’une danseuse et d’un D.J revisitant avec son sampler la musique traditionnelle. La culture occitane traverse ici le temps avec un réel bonheur !

Vingt-cinq représentations de ce spectacle ont eu lieu, dans le cadre d’une tournée dans les collèges du Languedoc-Roussillon.

Zeus

Le thème des amours de Zeus ! Il permet de mettre en évidence plus que tout autre l'extrême familiarité des Grecs à l'égard de leurs dieux, qu'ils imaginent volontiers à leur image.
Qu'est-ce qui fait courir Zeus? Zeus est le dieu suprême du panthéon hellénique, l'arbitre supérieur de la Justice. Pourtant, ne reste-t-il pas soumis, en même temps qu'au Destin, à la puissance d'Éros? Déesses, nymphes ou simples mortelles, pour les conquérir et souvent les abuser, Zeus a recours à toutes les ruses, toutes les métamorphoses.
Le spectacle présente, en une succession de tableaux vivants, quelques-unes des aventures amoureuses de Zeus. De courtes scènes alternent avec des chants, des danses, qui confèrent à l'ensemble un rythme joyeux, très soutenu. Le point de vue privilégié est celui de la femme. Au fil de ces récits fertiles en intrigues et en rebondissements, Zeus apparaît dans toute sa complexité... Et son "humanité" : à la fois injuste, capricieux, immoral, mais aussi débonnaire, généreux, attentif au devenir de sa nombreuse progéniture....
Le dispositif scénique s’apparente au théâtre de rue : comédiens et musiciens évoluent des fenêtres aux balcons d’une maison ou d’un immeuble, investis le temps du spectacle. Le public, lui, est dans la rue. Pour ce spectacle, A.R.T. Compagnie retrouve le dispositif des Fenêtres qui parlent, créé en 1989 et tourné avec succès dans de nombreuses villes du Languedoc-Roussillon, mais aussi à Agen, Saint-Denis, etc.